Théâtre La Manufacture des Abbesses

Théâtre à Paris - La Manufacture des Abbesses


A Comme Anaïs (Note d'intention)


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«Une intensité de chaque instant»
notes de Françoise Courvoisier, adaptatrice et metteur en scène

J’ai reçu de René Gonzalez (ancien directeur du Théâtre Vidy Lausanne) cette «Correspondance passionnée» entre Anaïs Nin et Henry Miller, qu’il avait annotée à mon intention. Paru chez Stock en 2009, cet ouvrage contient toutes les lettres échangées entre les deux écrivains pendant vingt ans. Six cents pages explosives, admirablement traduites en français par Béatrice Commengé, dont émane une intensité de chaque instant, vécue par deux êtres passionnés de littérature.

Restées inédites jusqu’à la mort du mari d’Anaïs, ces lettres suscitent une réflexion intemporelle sur la complexité du sentiment amoureux et nous font assister à l’envol de deux écrivains de génie. Ensemble, ils ne cessent de défier les conventions, tout en s’interrogeant sans cesse sur leur conception respective de l’écriture, le style, la poésie, la morale, le sexe, l’amour…

«Même après, nous parlions métier» disait Miller.

La matière est si riche, qu’il a été difficile de ne retenir qu’une cinquantaine de pages pour la version scénique. La période la plus foisonnante et dont s’empare l’adaptation est celle des deux premières années de leur rencontre, entre 1932 et 1934. Ce qu’ils se disent ne laisse aucun doute sur la sensualité renversante de leur rencontre, mais chez eux l’esprit et le corps bouillonnent sans ion.

Le texte est brûlant parce qu’il est, tant pour Anaïs que pour Henry, toujours écrit dans le feu de l’action. Avec Henry et Anaïs, on comprend cette addiction totale de l’écrivain qui «écrit tout le temps». Mais à l’inverse d’un Trigorine dans «La Mouette», ils ne s’en plaignent pas : ils jubilent. Ce sont deux artistes «que la vie rend ivre», dit Anaïs.

Oui, il y a une ivresse merveilleuse dans toute cette correspondance, qui cependant n’exclut pas les soucis du quotidien : manque d’argent, difficultés à se faire publier, sentiment de culpabilité à l’égard du mari, etc.

Le spectacle emprunte aussi des extraits au Journal d’Anaïs, complémentaire à la correspondance, nous offrant encore un autre climat et une perception différente de sa relation tumultueuse avec Henry Miller.

«A comme Anaïs» a été créé au Poche Genève le 16 décembre 2013.


 


La Manufacture des Abbesses

7 rue V�ron, 75018 Paris - 01 42 33 42 03 - contact

 


A Comme Anaïs

Note d'intention

Th��tre Pi�ce: A Comme Anaïs

Le dimanche à 20h
Du lundi au mercredi à 21h