
Des ombres et des armes
- Yann Reuzeau
- Charif Ethan Al Ramlat, Aurélie Cuvelier Favier, Romain Julliand, Matěj Hofmann, Melki Izzouzi, Sophie Vonlanthen.
- Elsa Revol
- Goury
Résumé
Lors d’une opération chaotique, un groupe de la DGSI parvient à éviter un nouvel attentat.
Mais l’un des djihadistes prend la fuite et les policiers se déchirent alors sur la stratégie à suivre pour le retrouver.
Pour Niels, la clé est Abdel, un revenant (un jeune parti en Syrie et revenu en France) menant désormais une vie paisible. Niels en est certain, Abdel ment et se prépare à passer à l’action. Cela vire bientôt à l’obsession, accentuant les lignes de fractures avec les autres policiers.
Parallèlement, la menace d’une action d’extrême droite semble grandir inexorablement.
La presse
Une pépite au souffle rugissant. Sept comédiens au jeu impliqué et puissant.
Si « Engrenages » rencontrait « Le Bureau des Légendes » sur scène, cela pourrait donner ceci. Un récit riche et palpitant, loin de tout manichéisme, qui aborde la radicalisation, islamiste ou d’extrême droite, et décrit jusque dans sa part la plus intime et sombre cette guerre intérieure. La détresse aussi, et la tentation parfois forte de s’affranchir des règles qui s’empare de ceux qui la livrent, dans l’ombre et les armes à la main.
Le défi est relevé haut la main. La pièce, comme un thriller policier, tient en haleine jusqu’à la dernière seconde. Yann Reuzeau réussi à traiter de ce sujet sensible avec finesse et réalisme.
« Des ombres et des armes » est un thriller qui démarre dans la chaleur brûlante de l’action. Dans le rythme imposé par le récit, une trentaine de personnages se croisent. Interprétés par sept comédiens qui sont tous assez remarquables.
Un suspense intense, au cœur du drame humain. Loin de tout manichéisme, l’auteur ne met pas face à face les méchants et les gentils. Il le sait tout cela est bien plus complexe. Constitués de failles, ses personnages sont tous cabossés. On ne mène pas une guerre sans y laisser son âme.Une machinerie théâtrale tourbillonnante. Ce fabuleux conteur sait mettre en image ses récits, leur insufflant une dynamique que l’on trouve plus souvent dans le 7e art.
Sans manichéisme, « Des ombres et des armes » montre l’intrication à l’intérieur d’une cellule anti-terroriste et dévoile le quotidien de ses membres, chacun avec sa part d’humanité. Une situation toujours sur le fil qui donne d’autant plus de mérite à ces travailleurs de l’ombre en perpétuel contact avec la mort. Captivant et haletant !
Un conteur formidable. Yann Reuzeau possède le talent de nous raconter des histoires palpitantes où il compose le reflet de la société, avec énigme, suspens, rythme et cliffhangers. Les comédiens sont formidables, tous impressionnent de vérité. Ils font troupe. L’auteur nous donne à voir que le terrorisme rend fou. Il épouvante et s’inscrit. Il fonctionne par propagation. Il est une folie qui contamine celui ou celle qui simplement y pense.
Une enquête policière haletante. Quelle jolie surprise que cette création de Yann Reuzeau ! Avec une distribution réjouissante, où tous et toutes sont formidablement convaincus et convaincants dans les différents rôles qu’ils interprètent avec une belle justesse et dont nous percevons pour chacun les failles, les fragilités, les contradictions. Une création percutante.
Un thriller palpitant où le spectateur se trouve au cœur même de l’action. Un spectacle percutant traduisant avec justesse et brio l’un des plus gros défis de nos sociétés actuelles !
J’ai adoré cette pièce. Une belle équipe de comédien qui nous tiennent en haleine. Des personnages qui apparaissent dans toutes leurs complexités, leurs humanités. On ne cherche pas ici à juger ni à condamner. Une situation révélée dans toute sa complexité, ce qui nous invite à nous questionner et à ouvrir notre regard à différentes perspectives. Un défi audacieux et brillamment relevé.
Charif-Ethan AL RAMLAT (Sofiane, Abdel)
Né d’un père Syrien et d’une mère Française, Charif-Ethan part en 2017 vivre un an en Floride, où il se forme à la comédie musical en rejoignant plusieurs productions (West Side Story, Into the Woods…). Il participe au prestigieux concours de l’International Thespian Society et reçoit la plus haute note, le Superior. Après son retour en France, il se forme pendant deux ans dans le département Acting in English du Cours Florent, puis rejoint La Volia en 2022.
Au théâtre, on a pu le voir débutant le rôle de Mallory dans la pièce originale Hart de Cameron Oliver Prince, sélectionné pour le Edinburgh Festival Fringe en Écosse.
Aurélie CUVELIER FAVIER (Soraya, Clem, Nina…)
Depuis 2012, elle joue dans diverses pièces de théâtre notamment Grand-Peur et Misère du IIIème Reich de Brecht, Cet enfant de Pommerat, L’illusion Comique de Corneille, Le Malade imaginaire de Molière, Huit femmes de Robert Thomas, Electronic City de Falk Richter, Britannicus de Racine, Occident de Rémi de Vos, Diagonale(s) de Virgile Daudet et bien d’autres. Elle travaille avec divers metteur.e.s en scène, notamment Yola Her, Guillaume Viry, François Rancillac et Laurent Domingos. En 2024, on pourra la retrouver dans Camille ou la ronde des peurs de Séverine Jacquet, dans Le songe d’une nuit d’été de Shakespeare et dans Phèdre de Racine.
Matěj HOFMANN (le Chef, Bourramane, Lucien, l’imam)
Formé à l’ESAD (École Supérieure d’Art Dramatique de Paris) , il entre ensuite à la Comédie-Française en tant qu’élève-comédien et travaille sous la direction notamment d’Alain Françon, de Muriel Mayette, de Jean-Pierre Vincent ou de Jérôme Deschamps. Fort de cette expérience il multiplie depuis les collaborations artistiques auprès de nombreux metteur.e.s en scène de théâtre notamment Coraline Cauchi, Marc Paquien, Marie-Ève Signeyrole, Hélène Soulié ou Galin Stoev.
Il tourne au cinéma sous la direction d’Arnaud Desplechin, Vincent Macaigne, Stéphane Brizé ou Benoît Boussard. Il est le cofondateur du collectif TDM au sein duquel il œuvre en tant qu’acteur, metteur en scène, auteur et traducteur.
Melki IZZOUZI (Nourr)
Ancien chimiste, Melki Izzouzi fait ses premiers pas au théâtre en au Conservatoire de Dunkerque sous la tutelle de Benoit Lepeck, et entame en 2017 une formation CEPI d’art dramatique au Conservatoire de Lille. Artiste pluridisciplinaire, il joue à partir de 2021 dans Mademoiselle Julie de Strindberg et Le Passage d’Angéline Mairesse, dans plusieurs comédies musicales dont West Side Story à l’Opéra National du Rhin, ou Better Together mis en scène par Big Drama, et en tant qu’artiste de chœur dans plusieurs opéras. Il rejoindra le collectif LaFormule en 2022 pour faire du Théâtre Forum sur le harcèlement moral et sexiste au travail auprès du barreau des Hauts-de-Seine. Il travaille avec divers metteurs en scène, dont Jean-Marc Chotteau, Marcus Borja, Angéline Mairesse et Emily Ferrando. On pourra le retrouver en 2024 dans Dommage mis en scène par Emily Ferrando, adapté de la pièce de John Ford.
Romain JULLIAND (Gabriel, Théo…)
Après le bac Romain quitte la Savoie et le ski de haut niveau pour se former en tant que comédien à l’Acting Studio Lyon, sous la direction de Joëlle Sevilla. Il fera ses premiers pas dans les Fourberies de Scapin sous la direction de cette dernière. En parallèle, il fera ses débuts à l’image dans plusieurs séries comme Nudes, Flashback encore Validé (saison 3). Dernièrement, il joue Bal Trap de Xavier Durringer à Lyon puis au festival d’Avignon 2024.
Sophie VONLANTHEN (Katia)
Après avoir joué dans Chute d’une nation, Criminel ou Les Témoins, c’est la septième fois qu’elle joue dans une pièce de Yann Reuzeau. Récemment, elle a joué dans Le Poids du mensonge, une pièce de Mitch Hooper, et dans Un Bon job, de Stéphane Robelin. Formée à l’Institut Lee Strasberg de New York, elle a joué entre autres dans Peggy Pickit voit la face de Dieu, de Roland Schimmelpfennig ; C’est pas la fin du monde, de Carlotta Clerici ou encore Femmes de Manhattan de John Patrick Shanley, mise en scène par Mitch Hooper. Elle est aussi la co-fondatrice et co-directrice de la Manufacture des Abbesses.